L’union fait la force. Cet adage s’applique aussi à l’approche prônée pour lutter contre le VIH et les hépatites dans notre région. C’est pour cela qu’une 40aine de représentants de la société civile, venus différents pays étaient réunis à Antananarivo à Madagascar du 21 au 23 septembre dans le cadre d’un atelier régional de la Plateforme Océan Indien. Le thème de cette rencontre était : « Mobilisation en santé communautaire, renforcement des capacités de la société civile, pur une meilleure réponse dans l’Océan Indien ».
En effet le but de cet évènement était de se pencher ensemble sur les pistes d’amélioration de la prise en charge globale des populations clefs de la région. Et, cette initiative revient aux associations PILS et AIDES, avec le soutien de l’ONUSIDA et de l’AFD.
Différentes associations mauriciennes ont répondu présent pour cet atelier, notamment le CAEC, CUT, PARAPLI ROUZ et Ailes. Noureen Maderbocus, Outreach Coordinator au CAEC, nous parle de l’événement. « Ces trois jours étaient des jours de partage, d’apprentissage et de travail avec les représentants de différentes associations des îles de la région dont les Seychelles, Mayotte, Les Comores, Rodrigues, Madagascar, et bien sûr, Maurice ». L’un des points forts de l’atelier consistait à apprendre des bonnes pratiques de nos voisins. « Chacun de nous a présenté son contexte en parlant de la société, de la culture et de l’association représentée, ce qui nous permis de de voir quelles approches fonctionnaient bien ou pas dans les autres îles et d’en retirer ainsi des leçons » résume Noureen.
« Nous nous sommes aussi penchés, lors de sessions de travail en équipe, sur la stigmatisation et les droits des personnes LGBT ainsi que sur la mobilisation de cet population clé dans chacun des pays concernés ». Pour Noureen, cette expérience restera inoubliable car c’était la première fois qu’elle participait à ce type d’événement. Elle y a aussi fait sa première présentation sur : «La mobilisation de la communauté LGBT dans la région de l’océan Indien». Le challenge maintenant : pousser encore plus loin la lutte contre le VIH et les hépatites.