« L’individu est identifiable par un réseau complexe de signes.
Aucun de ces signes n’est exclusif et ces signes évoluent avec le temps ou les conditions d’existence.
Il n’en demeure pas moins à nos et à ses yeux la même personne, quels que soient les changements intervenus. »

Eric Kaminski (Le Monde, 18/05/2009).

Depuis 2009, grace à l’activiste Transgenre Rachel Crandall, nous célébrons a l’International la visibilité de toutes les Identités Trans’.
Chaque 31 mars est ainsi l’occasion de célébrer la diversité Trans’ (personnes transgenres, transsexuelles, travesties, etc) et de mettre sur le devant des scenes politiques de tous les pays, les revendications des personnes trans’ en termes de droits.

Kifer sa zourné la ?

Les personnes Trans sont très souvent victimes de stigmatisations, de moqueries, de discriminations et parfois même de violences. Rares sont les personnes, et encore moins dans le contexte mauricien, à oser s’affirmer aux yeux de tous. Cette journée permet alors d’attirer l’attention du grand public sur les questions de genre (une thématique encore trop souvent controversée), mais également de permettre à cette communauté si souvent malmenée de bénéficier d’une certaine visibilité dans le monde entier.

Ki sa ve dir «  Trans’ » ?

La transidentité résulte d’un décalage entre le sexe physiologique (les parties génitales) et le genre psychosocial.
Dans la plupart des cas, on naît avec un sexe physiologique défini mâle ou femelle (penis ou vagin), auquel la société associe d’emblée le genre masculin ou féminin. Mais il peut exister un décalage entre le sexe biologique et le genre : un « mâle » peut alors se ressentir femme et une « femelle » homme. Ce décalage va générer un conflit intérieur (on parle de « dysphorie de genre »), amplifié par l’interdit émis implicitement par l’environnement familial et social.
Ce questionnement identitaire n’est ni un choix, ni une orientation sexuelle, ni une maladie !

Attention ! on trouve souvent l’amalgame entre orientation sexuelle et identité de genre…

Enn ti mo lor « gender »

Pendant longtemps, le genre a été considéré comme un fait, quelque chose qui n’évolue pas, sans être remis en question. Nous savons aujourd’hui que le genre est une notion bien plus complexe et mystérieuse, que l’on se doit de continuer à questionner…

Sources : http://www.observatoire-des-transidentites.com, www.transidentite.fr

Quelques précisions concernant les termes habituellement utilisés autour de la transidentité :

Travesti
 : Concerne habituellement les personnes de sexe masculin qui expriment leur féminité par le port occasionnel de vêtements de femmes.

Transgenre :
 Terme utilisé pour désigner l’ensemble des personnes transidentitaires (ne prenant pas en consideration les éventuels modifications corporelles)

Trans’
 : Abréviation communément utilisée pour désigner toute personne transidentitaire.

Transsexualisme : 
Il s’agit de la volonté de modification corporelle, qui peut aller jusqu’à la chirurgie de l’appareil génital. A défaut de terme mieux approprié, on préférera le mot « transsexualisme » à « transsexualité », auquel la racine « sexualité » confère une connotation inexacte.

Transsexuel(le)
 : Se dit d’une personne impliquée dans une démarche de transsexualisme.

FtM
 : De l’anglais Female to Male, désigne la personne de sexe féminin dans un cheminement vers le genre masculin.

MtF : 
Male to Female, démarche du masculin vers le féminin.

Syndrome de Benjamin, dysphorie de genre : 
Locutions para-médicales désignant les états psychologiques liés à la transidentité. Harry Benjamin, endocrinologue américain, fut le premier au début des années cinquante à préconiser des traitements hormonaux et chirurgicaux.