Notre vice-présidente, Muriel a représenté le CAEC à une conférence régionale en Afrique du Sud du 28 au 30 septembre. Elle nous en parle.

Tu viens participer à Johannesburg au Kopano, organisé par The Other Foundation. Parle-nous de l’événement ?
Kopano est un mot zoulou qui veut dire un rassemblement pour résoudre un problème important. Le message principal de cet évènement était que chacun doit être libre de vivre une vie sûre et digne, d’avoir une famille et d’apporter sa contribution à la société – peu importe qui nous sommes ou qui nous aimons. Plus de 100 militants venus de 11 pays africains ont assisté à cet évènement. Nous nous sommes engagés dans des discussions de stratégies orientées pour changer le paradigme des lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexuées (LGBTI).

Pourquoi le CAEC était-il représenté à cette rencontre ?
C’est la première fois que le CAEC a été invité à participer à une telle conférence. Les dirigeants de The Other Foundation ont voulu intégrer l’ile Maurice à travers le CAEC parce que ce dernier a beaucoup fait parler de lui depuis quelques temps déjà et ils voulaient avoir des représentants de notre association au Kopano afin de venir partager nos expériences et venir montrer le travail qui a été fait jusque-là pour les droits LGBT dans notre île.

Quel est ton bilan de la rencontre ? Qu’est-ce qui t’a le plus marqué ?
Le bilan de ma rencontre est simple. Un seul mot était présent dans mes pensées tout le long de mon court séjour en Afrique du sud, c’était le mot humanité. C’était vraiment extraordinaire de voir la communauté LGBT soudée avec des gens qui veulent s’entraider. Et, pouvoir être moi-même – du matin jusqu’au soir – sans avoir me soucier du qu’en dira-t-on était salvateur pour mon âme d’humain. Je ne me suis sentie à ma place pour la première fois de ma vie. C’est ça qui a été touchant.

Quelles ont – été le thématiques abordées ?
Je n’irai pas dans trop de détails concernant toutes les thématiques abordées (sinon on ne finirait jamais !) mais je parlerai plutôt de ce qui m’a particulièrement touchée. Ce sont les « hate crimes ». C’est quelque chose qui existe beaucoup trop encore en région Sud-Africaine. Nous avions été invité à la première d’un film « While you weren’t looking », qui était extraordinaire ! Et à la fin du film, il y a eu un hommage à toutes les personnes de la communauté LGBT qui ont été assassinées. Cela m’a beaucoup touché. Et je réalise que certaines personnes de la communauté vivent toujours dans la crainte d’en être un jour victime d’un crime de haine. Il faut que cela cesse !